jeudi 7 janvier 2010

La différence, mais pas l'indifférence

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En 1982, à Orléans, un groupe de parents de jeunes enfants trisomiques fonde GEIST 21. L’association souhaite alors fournir aux familles un cadre d’échanges et d’information pour mieux vivre le handicap. Aujourd’hui, les bambins ont bien grandi. Les jeunes trisomiques qui bénéficient des activités de GEIST 21ont désormais entre 18 et 35 ans. La plupart font partis de l’aventure depuis le début, d’autres ont rejoint l’association au fil des ans. « Nous leur proposons différents types d’activités et d’ateliers avec à chaque fois deux objectifs bien précis : d’abord leur permettre de se détacher des parents, d’être autonome, mais également d’avoir un espace de liberté en dehors des structures spécialisées dans lesquelles ils sont hébergés pendant la semaine », explique Gérard Jacques, le tout nouveau président de GEIST 21. Depuis un an, l’association loue un local spécialement destiné aux ateliers conçus pour les jeunes adultes trisomiques. Trois types d’activités y sont pour l’instant proposés : cuisine, photo et esthétique. Par petits groupes, encadrés par des bénévoles, les jeunes participants s’amusent, se détendent mais font surtout d’essentiels apprentissages. « Au-delà de l’aspect ludique, nos jeunes apprennent pendant ces ateliers à gérer la vie en groupe, à se rendre service les uns aux autres. Et par exemple, lorsqu’ils font les courses au marché pour l’atelier cuisine, c’est aussi l’occasion de travailler sur les notions de poids et d’argent », note le président de GEIST 21. Face au succès de ces différentes animations, l’association fourmille de projets et songe notamment à la mise en place d’un atelier informatique, consacré à l’utilisation d’Internet. Impossible, en effet, de se reposer sur ses acquis, face à des jeunes très motivés et toujours très impliqués dans les activités proposées. « Nous voyons les participants aux ateliers évoluer et progresser. Ils n’hésitent pas à nous faire part de leurs envies. Pour eux, les ateliers sont un véritable espace de liberté. Mon fils Romain, qui a 22 ans, prend par exemple énormément de plaisir à faire de la photo », note Gérard Jacques. En plus de toutes les activités et animations qu’elle organise, l’association a également entamé une réflexion profonde sur l’avenir des jeunes trisomiques. Avec les années, les parents vieillissent et ne seront un jour plus en mesure d’accompagner et de soutenir leurs grands enfants. En favorisant l’autonomie des adultes trisomiques et en informant au mieux les parents sur les notions de tutelle, curatelle et sur les diverses structures d’accueil envisageables, GEIST 21 fait donc émerger petit à petit, des pistes de vie futur pour ses adhérents. « L’indépendance et l’autonomie sont des mots très forts pour nous. Nous sommes convaincus que nos jeunes peuvent s’insérer dans la société et qu’ils ne doivent pas rester confinés au milieu du handicap. Si on devait résumer notre mot d’ordre, ça serait « la différence, mais pas l’indifférence ». A voir le sourire et l’énergie de Romain et de ses camardes de GEIST21, le pari semble en voie d’être gagné.

GEIST 21, 3 rue Eugène Descamps, 45000 Orléans. Tél. : 02 38 49 17 34. Site internet : perso.orange.fr/trisomie21.loiret

Pour le supplément à l'hebdomadaire La Vie n°3356

mardi 5 janvier 2010

Des yeux à quatre pattes

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Joyce, Maëlis, Manon, Guler et Alice ont entre 12 et 18 ans. L’été dernier, elles ont rejoint une école unique en son genre, à L’Isle sur Sorgue, dans le Vaucluse. Là-bas, les cinq adolescentes non-voyantes ont chacune fait connaissance avec un compagnon à quatre pattes, appelé à jouer un rôle essentiel dans leur vie. Et qu’elles n’auraient pas pu rencontrer ailleurs… Frédéric Gaillanne, président-fondateur de Mira Europe, lui-même non-voyant, a en effet créé son association en 2007, pour pallier une lacune des écoles de chiens-guides pour aveugles et malvoyants. « Toutes ces structures font un travail extraordinaire, mais je me suis rendu compte qu’aucune d’entre elles ne remettait de chien à des jeunes de moins de 18 ans », explique-t-il. L’arrivée d’un toutou spécifiquement entraîné a pourtant de quoi révolutionner la vie d’un ado non-voyant. D’abord en favorisant son autonomie et ses déplacements, mais aussi son épanouissement et sa socialisation. « Un chien, c’est beaucoup plus fédérateur qu’une canne blanche. Les gens viennent vers vous, engagent la conversation sur votre animal… A l’adolescence, un âge où le regard des autres compte beaucoup, le chien-guide est une aide très importante pour s’insérer dans la société », souligne Frédéric Gaillanne. Pour que la relation entre le jeune et son compagnon à quatre pattes naisse sur de bonnes bases et soit profitable à chacun, pas question de se contenter de parachuter le précieux toutou chez son nouveau maître. Mira Europe organise de véritable classes d’entraînement pour les jeunes aveugles de France et d’Europe, à L’Isle sur Sorgue. « Nous nous assurons d’abord du degré de motivation et de maturité de l’adolescent qui a effectué une demande de chien auprès de l’association. Il doit également avoir un bon niveau de locomotion avec la canne blanche », précise le président de Mira Europe. Une fois déclaré apte à recevoir un chien, le jeune vient avec ses parents, passer plusieurs semaines dans le Vaucluse, pour se familiariser avec l’animal. Nul budget pharamineux à prévoir pour ces familles. Le chien et la formation sont délivrés gratuitement. Au fil de différents parcours d’agilité recréant les conditions d’un trajet en ville et faisant travailler le toucher, l’odorat ou l’ouïe, l’adolescent et son nouveau guide s’apprivoisent peu à peu. Lors du retour à son domicile, le jeune aveugle continue de bénéficier du suivi de l’association. « Nous passons plusieurs jours dans les lieux de vie de l’enfant, dans son milieu scolaire notamment, pour s’assurer de la bonne intégration du chien dans son quotidien. Il s’agit d’un véritable travail d’équipe, avec l’implication de la famille, des éducateurs, des professeurs et des camarades du jeune non-voyant », détaille Frédéric Gaillanne. Forte de son savoir-faire en matière de chiens-guides d’aveugle, l’association fourmille de projets. Elle vient d’achever l’édification d’un bâtiment d’entraînement des chiens et récolte des fonds destiné à la construction d’un centre d’habitation pour les adolescents. Afin d’héberger au mieux les véritables « histoires d’amour », qui naissent immanquablement entre le jeune aveugle et son chien.
Pour le supplément à l'hebdomadaire La Vie n°3356

vendredi 18 décembre 2009

Cartouche

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En 1962, Jean-Paul Belmondo avait incarné ce brigand au grand cœur, dans le film de Philippe de Broca. C’est désormais à Frédéric Diefenthal de se glisser dans la peau de Jean-Dominique Bourguignon, dit « Cartouche ». Au milieu du XVIIIè siècle, ce bandit de grand chemin enchante le petit peuple de France, en détroussant les nobles et redistribuant le fruit de ses rapines aux nécessiteux. Très à son aise dans un rôle qu’il a pris un plaisir évident à endosser, Frédéric Diefenthal rivalise de fougue et d’énergie dans ce téléfilm, dont la seconde partie sera diffusée demain soir. « C’est mon premier film de cape et d’épée, j’ai appris à monter à cheval pour le tourner. Pendant le tournage, je me suis amusé comme un gamin. Cartouche c’est notre Robin des bois à nous, en France. Avec un tel personnage, j’ai eu l’impression de pouvoir explorer de multiples facettes du jeu d’acteur», confie le comédien. A l’écran, cet enthousiasme, conjugué à une reconstitution historique soignée, porte ses fruits. Et fait de Cartouche une belle saga d’aventures, idéale pour se divertir en famille, à quelques jours de Noël.

Sur France 2, le mardI 22 et mercredi 23 décembre, à 20h35

Pour l'hebdomadaire La Vie n°3355-3356

lundi 23 novembre 2009

Le train est en marche


La supply-chain poursuit sa quête de flexibilité grâce aux technologies émergentes.

Quelle que soit la conjoncture, l’optimisation de la supply-chain est une donnée clef pour les entreprises. Au programme, réduction des coûts, augmentation de la productivité et qualité de service optimale aux clients. Plusieurs technologies émergent justement pour améliorer la flexibilité de la chaîne. Géolocalisation, puces RFID, logiciels, etc. Ces outils ont un immense potentiel, mais ce doit être la politique globale de supply chain management préparée à l’avance qui détermine les outils, et non l’inverse.


Dossier complet à lire dans Le Nouvel Economiste, daté du jeudi 19 novembre:

L'Echo des Savanes n°287 (décembre 2009)


Retrouvez un de mes articles dans l'Echo des Savanes de décembre 2009:

-SVP, allez aux toilettes avant d'embarquer: l'histoire incroyable d'une compagnie aérienne japonaise qui demande à ses passagers d'uriner avant le vol pour réduire son empreinté écologique.

dimanche 15 novembre 2009

Justice sous tutelle

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Jour de rentrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux. Julie, 25 ans à peine, fait partie de ces jeunes gens brillants et bien sous tous rapports, appelés à devenir juges ou procureurs. Enthousiaste, l’étudiante entend bien « apporter sa pierre à l’édifice ». L’édifice en question, c’est la justice française. Un système pyramidal, où les magistrats composent tant bien que mal avec le manque de moyens et le poids de la hiérarchie. Avec un sens aigu de la pédagogie et du récit, Thierry de Lestrade a pénétré le monde codifié des tribunaux. Son ambitieux documentaire évoque pêle-mêle la formation des magistrats, la disparition annoncée du juge d’instruction, la procédure de comparution immédiate, ou encore le rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature. Un champ d’investigation passionnant, mais sûrement un peu trop vaste. Si les deux-tiers de Justice sous tutelle se révèlent absolument captivant, la fin du documentaire s’éloigne de son fil conducteur et s’égare en considérations nettement moins pertinentes. Dommage. Une telle enquête aurait peut-être mérité plusieurs volets.

Sur Canal +, le lundi 16 novembre, à 20h45.
Pour l'hebdomadaire La Vie n°3350.

jeudi 12 novembre 2009

Thalassa: après nous le déluge?

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A quelques semaines de la conférence mondiale sur le changement climatique de Copenhague, Thalassa fait escale au Danemark, pour une émission spéciale consacrée au réchauffement de la planète. Au fil de plusieurs reportages bien documentés et nourris de nombreux éclairages scientifiques, le magazine de la mer alterne constats pessimistes et notes d’espoir. L’insouciance des habitants et touristes de Palavas-les-Flots, visiblement peu concernés par la montée des eaux annoncée sur cette zone du littoral français à l’horizon 2100, en dit long sur les dangers du manque de conscience écologique… Tandis la révolution verte impulsée depuis une trentaine d’années, par les habitants de Samso a de quoi réjouir. Cette petite île danoise est devenue une référence en matière d’énergies renouvelables. Grâce à ses multiples éoliennes installées à terre et en mer, elle produit 100% de son électricité. Peut-être l’un des modèles de gestion durable d’un territoire, dont pourraient s’inspirer les dirigeants du monde entier, qui s’apprêtent à se porter au chevet de la planète, du 7 au 18 décembre prochains.


Sur France 3, le vendredi 13 novembre, à 20h35.

Pour l'hebdomadaire La Vie n°3349